Tout arrêter ou choisir d’expérimenter…

Published by Mes Remèdes Naturels on

Pourquoi je continue malgré la peur d’échouer?

À moi-même, celle qui doute presque chaque matin.

Ce matin, je me suis réveillée avec cette question :

« Est-ce que je suis vraiment en train de faire le bon choix ? »

Pas une interrogation légère qui traverse l’esprit avant l’eau chaude (et oui je suis naturopathe quand même!). Une vraie question, de celles qui s’installent dans le ventre dès le réveil.

Tout arrêter ou choisir d'expérimenter

Chaque matin, la même envie de tout arrêter

Je regarde mon projet d’accompagnement sur plusieurs mois. Je regarde la formation dans laquelle je me suis engagée pour développer mon activité. Puis je pense à tout ce qu’il reste à construire.

Clarifier mon offre. Structurer mon parcours. Créer mes supports. Écrire. Communiquer. Apprivoiser de nouveaux outils. Me rendre visible. Oser parler de ce que je propose. Oser vendre sans avoir l’impression de me trahir.

Certains matins, au lieu de ressentir l’élan qui m’a poussée à me lancer, je sens surtout le poids de tout ce qu’il reste à accomplir.

Le temps consacré à ce projet me paraît immense et les résultats sont encore fragiles. Alors les mêmes peurs reviennent : ne pas y arriver, ne pas être à la hauteur, investir tant d’énergie pour finalement me tromper.

Et cette petite voix finit toujours par demander :

« Mais ne ferais tu pas mieux de tout laisser tomber ? »

Cet article participe au Carnaval d’Articles « Le jour où vous avez failli tout arrêter — et ce qui vous a fait continuer » du blog Focus Résilience.

J’apprécie particulièrement ce blog, notamment l’article « Pourquoi certaines épreuves nous transforment profondément », ainsi que celui intitulé « À toi dont le rêve est impossible ». Ils résonnent avec cette période où je me demande presque chaque matin si je dois continuer… ou tout arrêter.

Quand mon projet réveille ma peur de ne pas être légitime

Je suis fatiguée de penser, de douter, de décider et d’apprendre encore. Fatiguée de consacrer autant de temps aux fondations d’un projet dont je ne connais pas l’issue.

Pourtant, mon parcours ne commence pas aujourd’hui.

Je suis naturopathe, aromathérapeute et accompagnatrice de jeûne. J’ai été infirmière. J’enseigne, j’accompagne et je transmets depuis plusieurs années. J’ai acquis des connaissances, une expérience de terrain et une vision personnelle de la santé.

Mais au moment de créer quelque chose de plus visible et de plus engageant, le doute revient.

Comme si tout ce que j’avais déjà accompli ne suffisait plus. Comme s’il fallait encore apprendre, prouver, justifier et attendre d’être parfaitement prête.

La peur que personne ne s’intéresse à mon offre se mélange à celle de décevoir les femmes qui me feront confiance.

J’oublie alors que l’accompagnement ne repose pas sur la perfection, mais sur la présence, l’écoute, l’expérience et la capacité à ajuster.

La tentation de retourner vers le salariat

Une autre possibilité revient régulièrement : reprendre un emploi salarié.

Après tout, j’ai un diplôme d’infirmière. Je pourrais retrouver un poste, un cadre, une équipe et un revenu plus prévisible. Je saurais ce que l’on attend de moi. Je n’aurais plus à prendre seule toutes les décisions concernant mon activité.

Il faut être honnête : cette idée a quelque chose de rassurant. Personne ne valide chacune des étapes de mon projet ni ne peut me garantir que le temps investi portera ses fruits.

Le salariat ressemble alors à une respiration, à un retour vers quelque chose de connu. Ou peut-être à une pseudo-sécurité suffisamment familière pour calmer mes peurs.

Mais cette sécurité aurait aussi un prix

Je ne considère pas le salariat comme un échec. Il peut être juste, nécessaire et pleinement choisi.

Mais je sais que, pour moi, cette sécurité aurait un prix : les déplacements professionnels, un rythme moins choisi, une fatigue que je connais déjà et le temps qui passe pendant que mes enfants grandissent.

Je redoute qu’une partie de moi continue à murmurer :

« Et si j’avais abandonné trop tôt ? »

Aujourd’hui, retourner vers le salariat serait peut-être surtout une manière de sortir de l’incertitude et de refermer une porte à peine entrouverte.

Et c’est précisément ce qui me retient.

Pas la certitude que tout fonctionnera, mais un désir discret et tenace : découvrir jusqu’où ce projet peut me conduire.

Ce qui me pousse à continuer

Construire une vie plus libre

Je recherche une liberté profonde : construire une activité qui me ressemble, choisir davantage mon rythme, accompagner à ma manière et transmettre ce en quoi je crois.

Je ne veux pas seulement gagner ma vie autrement. Je veux avoir plus de choix et construire une vie plus cohérente avec ce que je porte à l’intérieur.

Être plus présente pour mes enfants

Mes enfants sont au cœur de mes choix.

J’ai envie de les voir grandir, pas seulement entre deux obligations ou dans les interstices d’un agenda trop rempli. J’ai envie de réduire les déplacements professionnels et de retrouver davantage de présence auprès d’eux.

J’aimerais qu’ils voient une mère qui ose, qui tâtonne et qui apprend. Peut-être que continuer, c’est aussi leur montrer que l’on peut avoir peur sans renoncer à soi.

Rester au plus près de ce qui me fait vibrer

Je continue parce que ce projet me rapproche de ce qui me fait vibrer : le corps, l’hygiène de vie, la santé naturelle, la transmission et l’accompagnement des femmes qui ne se reconnaissent plus tout à fait dans leur énergie, leur humeur ou leur rythme.

Ces femmes traversent une période où quelque chose change sans toujours avoir les mots pour l’expliquer.

Moi aussi, je traverse une zone floue, sans pouvoir encore nommer précisément la personne que je suis en train de devenir.

Peut-être est-ce justement pour cela que j’ai quelque chose à transmettre : non parce que j’aurais tout compris, mais parce que, moi aussi, j’avance.

Et si je m'autorisais simplement à expérimenter?

Et si je m’autorisais simplement à expérimenter ?

Ce mot est peut-être le fil rouge de cette période :

Expérimenter.

Merci, au travers de la Bioanalogie, à Jean Philippe et Sylvie qui m’aident quotidiennement à revenir à cet essentiel:

« La vie n’est qu’expérimentation! »

Je ne suis pas obligée de prouver aujourd’hui que tout va fonctionner, ni de savoir exactement où j’en serai dans six mois.

Je peux tester une offre, accompagner les premières clientes, écouter leurs retours, ajuster et recommencer.

Je peux aussi me donner le droit de ne pas tout réussir du premier coup.

Je sais rappeler aux autres que les changements durables se construisent progressivement et qu’on n’installe pas une nouvelle hygiène de vie en exigeant une perfection immédiate.

Pourtant, pour mon propre projet, je voudrais parfois être déjà au clair, crédible, visible, rentable et rassurée.

Comme si je n’avais pas le droit, moi aussi, d’être en chemin.

La vraie question : pourquoi pas moi ?

Peut-être que la véritable question n’est pas :

« Est-ce que je vais réussir ? »

Mais plutôt :

« Est-ce que je m’autorise à essayer vraiment avant de conclure que ce n’est pas possible ? »

Et là, une autre phrase apparaît :

Pourquoi pas moi ?

Pourquoi pas moi, avec mon parcours d’infirmière, mon expérience de naturopathe, mes années auprès des jeûneurs et mon goût de la transmission ?

Pourquoi pas moi, avec ma sensibilité, ma bienveillance, mon humour et mes doutes aussi ?

Ma légitimité ne vient pas du fait de ne jamais avoir peur. Elle vient peut-être aussi de ma capacité à rester honnête au milieu de cette peur et à accompagner depuis un endroit vivant, incarné et humain.

Continuer ne signifie pas m’épuiser

Demain matin, le doute reviendra peut-être.

Alors, je veux me rappeler que je n’ai pas besoin de décider de toute ma vie en une matinée.

J’ai seulement besoin de ne pas abandonner depuis la peur et de faire le prochain pas.

Écrire un message. Clarifier une page. Appeler une personne. Terminer un module. Créer un support. Ou me reposer, si le repos est justement ce dont j’ai besoin.

Continuer ne veut pas dire forcer ni m’épuiser. Continuer ne signifie pas refuser de réajuster mon projet.

Continuer, parfois, consiste simplement à ne pas refermer trop vite la porte sur une nouvelle version de moi qui essaie de naître.

À moi qui douterai probablement encore demain matin

Si demain matin je me demande encore si tout cela est judicieux, je veux me souvenir d’une chose :

Je n’ai pas besoin d’avoir confiance dans l’ensemble du chemin. Je peux simplement faire confiance au prochain pas.

Je peux avoir peur et avancer quand même. Je peux ne pas savoir encore si ce projet réussira, tout en choisissant de lui donner une véritable chance.

Et si ce moment où j’ai failli tout arrêter n’était pas la preuve que je devais renoncer ?

Et s’il représentait simplement ce passage inconfortable durant lequel j’apprends à ne plus laisser mes peurs décider à ma place ?

Alors, aujourd’hui, je continue.

Pourquoi pas moi?

Pas parfaitement. Pas bruyamment. Pas sans trembler.

Mais je continue.

Parce que je veux voir ce qui peut naître.

Parce que je veux être plus libre et plus présente auprès de mes enfants.

Parce que je veux transmettre ce en quoi je crois.

Parce que je veux expérimenter.

Et parce qu’au fond, une petite voix en moi le sait déjà :

Pourquoi pas moi ?

Si vous avez aimé l'article, libre à vous de le partager

En savoir plus sur L'ESSENTIEL DE MES REMEDES NATURELS

Subscribe to get the latest posts sent to your email.


0 commentaire

Laisser un commentaire

Vous êtes libre de recevoir gratuitement le Quizz
"Comprendre les systèmes impactés par le ménopause et les rééquilibrez naturellement"