Et si, cette année, vous laissiez tomber les bonnes résolutions ?
Le début d’année rime souvent avec bonnes résolutions.
Ces fameux vœux que l’on se formule à soi-même, parfois en silence, parfois à voix haute.
Et je suis la première à m’y prêter.
Bilan de l’année écoulée.
Tableau de vision pour l’année à venir.
Agenda rempli d’objectifs jusqu’à ne plus savoir où donner de la tête.
Sans oublier cette fameuse journée idéale, ultra-optimisée, censée tout contenir :
le travail, la famille, le couple, les amis, le temps pour soi, le sport, les loisirs…
Bref, la journée parfaite pour être enfin épanouie.

Et pourtant…
La plupart du temps, cela tient un mois.
Et encore, je suis généreuse.
Puis tout vole en éclats :
le stress s’installe, la déception s’invite, et avec elle cette petite voix intérieure qui murmure que nous n’avons pas su tenir.
Que nous n’avons pas été à la hauteur de nos propres attentes.
Pourtant, sur le papier, tout était parfait.
Même idéal.
Mais comme le dit si justement Jean-Philippe Brébion, en exposant le concept de la bioanalogie :
« L’idéal n’est pas la réalité. »
Et si le problème n’était pas vous… mais le modèle ?
Depuis cette fin d’année, qui marque pour moi la clôture d’un cycle de neuf ans, je m’intéresse de plus en plus à ce nouveau paradigme qu’est la bioanalogie.
Ma clé de naissance m’invite à une phrase simple, mais vertigineuse :
« Me laisser surprendre par qui je suis. »
Cette idée m’a profondément touchée.
Parce qu’elle nous rappelle quelque chose d’essentiel :
chacun de nous est unique, original, singulier.
Notre chemin n’a jamais été tracé avant nous.

Et pourtant, nous passons une grande partie de notre vie à tenter de faire entrer notre singularité dans des cadres préexistants, dans des idéaux, dans des modèles censés nous conduire au bonheur.
La bioanalogie nous propose autre chose :
s’accueillir dans l’inconnu du moment présent,
comme lorsque nous voyageons et que toutes nos habitudes volent en éclats.
Quand j’ai lâché… et que tout s’est éclairci
Portée par ces notions, que je vous invite à découvrir plus en profondeur dans mon article De la blessure à la lumière : la bioanalogie, je m’observe de plus en plus dans mes propres fonctionnements.
Et cette année, alors que je voulais, comme chaque année, réorganiser ma vie pour 2026…
j’ai lâché.
Bien sûr, le mental ne s’est pas privé de commenter :
« Tu n’as pas fait ton tableau de vision… »
« Tu n’as pas planifié correctement… »
Je m’en suis voulu.
Et puis, après plusieurs batailles intérieures, j’ai fini par répondre à un appel que je refoulais depuis quelques jours :
Aller marcher seule dans la nature.

Un besoin simple.
Évident.
Mais que je n’écoutais pas.
J’étais devenue électrique.
Et là, en quelques instants, sans analyse ni effort, tout s’est éclairci.
Je n’ai pas compris avec ma tête.
J’ai senti.
Se laisser toucher plutôt que se contraindre
La bioanalogie nous invite à nous laisser toucher par ce que la vie nous propose d’expérimenter, sans jugement.
Alors pourquoi ne pas, parfois, s’en remettre à elle ?
Pourquoi ne pas desserrer un peu l’étau du mental et de ses injonctions permanentes ?
Car ces injonctions — même bien intentionnées — finissent par poser une pression immense sur nos épaules.
Peut-être avons-nous simplement à répondre à ce qui nous touche dans l’instant présent.

J’ai envie d’aller dans la nature ?
J’y vais.
Sans me justifier.
Sans chercher à comprendre.
Et paradoxalement, c’est souvent là que les réponses émergent :
sur ce que je suis,
sur ce que je vis,
sur ce qui me met en vie.
Le mental veut nous protéger… mais il ne nous fera jamais vivre
Pourquoi voulons-nous toujours prévoir, anticiper, contrôler ?
La plupart du temps, cela ne se passe jamais comme prévu.
Et cela devient source de frustrations, de déceptions, d’épuisement.
Le mental ne fonctionne qu’avec des données connues.
Son rôle est de nous protéger, comme une mère protégerait son enfant.
Mais il ne nous emmènera jamais sur des territoires inconnus.
Il ne nous fera jamais sortir des sentiers battus.
Il nous maintiendra dans des cycles de répétition… rassurants, mais souvent stériles.
La vie, elle, est un perpétuel réajustement.
Toujours en mouvement.
Toujours en train de nous inviter à nous repositionner.

Et si, cette année, vous faisiez autrement ?
Cette année, je vous invite à ne pas vous bombarder d’injonctions.
À vous laisser surprendre, instant après instant, par l’envie —
par cette en-vie qui vous traverse —
et à y répondre, même modestement.
Oui, je vous entends déjà :
« Mais il faut bien travailler. »
« Il faut faire à manger. »
« Il faut s’occuper de sa famille. »
Bien sûr.
Mais même au cœur de ces actions du quotidien, parfois lourdes, il est possible de se poser une autre question :
« À quoi cela m’invite, là, maintenant ? »
Prendre trois respirations.
Se recentrer.
Sentir ce dont j’ai profondément besoin ici et maintenant.
Un inconfort avec un collègue.
Un conflit avec un proche.
Le poids du quotidien.
Tout peut devenir un prétexte pour revenir à soi.

Ma résolution cette année : me lâcher la grappe
Cette année, j’ai décidé de me lâcher la grappe.
De suivre le mouvement de ce que la vie appelle en moi.
Oui, je vais continuer à travailler.
Oui, je vais continuer à planifier certaines choses.
Mais sans attente rigide.
Sans pression.
Sans injonction.
Et si la vie en décide autrement, alors je choisis d’accueillir ce qu’elle me propose,
et de me poser cette question simple :
« À quoi cela m’invite ? »
Hier, en répondant à cet appel intérieur d’aller marcher en pleine nature, j’ai touché du doigt ce que signifie vraiment vivre l’instant présent.

C’est un immense lâcher-prise.
Et je sais que certains mentals, en lisant ces lignes, se disent :
« C’est bien beau sur le papier, mais dans la vraie vie… »
Je vous entends.
Le mien aussi a peur.
Peur de l’inconnu.
Peur de perdre le contrôle.
Mais au fond…
préférez-vous avoir peur
ou vivre ?
Et vous ?
Comment vivez-vous les résolutions de début d’année ?
Comme un élan ?
Ou comme une pression de plus ?
Un booster ?
Ou une injonction déguisée ?
Dites-moi en commentaire comment vous aimez marquer ce passage d’une année à l’autre,
et ce que vous ressentez à l’idée de peut-être… faire autrement cette fois-ci.🌿
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7 commentaires
Rémi · 5 janvier 2026 à 13h20
J’ai vraiment apprécié ta manière de démonter le mythe des bonnes résolutions, sans agressivité, avec beaucoup de justesse. Quand tu écris « l’idéal n’est pas la réalité », c’est fort parce que tu mets des mots simples sur une pression que tout le monde ressent. Tu invites à l’écoute plutôt qu’au contrôle, et ça rend ton message humain, rassurant et durable. On sent que tu parles depuis le vécu, pas depuis un concept 🙂
Valérie Matime · 5 janvier 2026 à 14h49
Oser lâcher les résolutions rigides pour écouter ses besoins du moment, c’est aussi accepter une progression plus douce et authentique.
Bénédicte · 5 janvier 2026 à 14h53
J’approuve à 100%. Lâcher le contrôle, accueillir les imprévus, nous « foutre la paix », suivre ses aspirations et non son mental menteur. Merci beaucoup.
Globetherapie · 5 janvier 2026 à 15h25
Je pense qu’il est essentiel d’accueillir l’instant présent plutôt que de courir après des “bonnes résolutions”…tout en gardant en tête nos objectifs et par conséquent passer à l’action, c’est tout aussi essentiel 😊
Melanie Ricard-Quirion · 5 janvier 2026 à 16h36
Laisser tomber les belles résolutions théorique…yes ! Je pense qu’on devrait laisser monter ce qui vient au fur et à mesure. 😊
Focus Résilience · 6 janvier 2026 à 14h55
Cette année, c’est simple : je n’ai même pas cherché à me donner des bonnes résolutions. Et c’est la première fois. Donc je suis tout à fait dans thème de l’article 😉
steevekoenig · 7 janvier 2026 à 13h27
J’ai trouvé cet article très intéressant et inspirant. Il met en lumière une approche plus douce et réaliste des bonnes résolutions, ce qui change de ce qu’on voit habituellement. Je retiens particulièrement cette petit phrase de ton article : Peut-être avons-nous simplement à répondre à ce qui nous touche dans l’instant présent ? Merci pour ce partage !