Alimentation et magnésium
Reconnaître les signes de manque et agir naturellement à l’approche de la périménopause
La périménopause est une période de grands ajustements pour le corps féminin.
Sans que cela soit toujours visible sur les bilans biologiques, de nombreuses femmes ressentent une fatigue nouvelle, une nervosité plus marquée, un sommeil plus fragile ou encore une moindre tolérance au stress.
👉 Si vous avez besoin de clarifier où vous en êtes, je vous invite à consulter l’article : Préménopause, périménopause, ménopause : enfin y voir clair.
Dans ce contexte, le magnésium joue un rôle central.
Non pas comme une solution miracle, mais comme un minéral de terrain, indispensable au bon fonctionnement du système nerveux, musculaire, énergétique et émotionnel — quatre sphères particulièrement sollicitées à l’approche de la ménopause.
🎯 L’objectif de cet article est simple et très concret :
vous aider à reconnaître les signes possibles d’un manque de magnésium en périménopause, et surtout à agir en priorité par l’alimentation, avant d’envisager une complémentation ciblée et pertinente si nécessaire.
Pourquoi le magnésium devient un allié clé en périménopause
Avec l’avancée en âge et les fluctuations hormonales, le corps féminin doit s’adapter en permanence.
Cette adaptation sollicite intensément :
- le système nerveux,
- les glandes surrénales,
- le métabolisme énergétique,
- et l’équilibre glycémique.

Or, le magnésium est un véritable chef d’orchestre de l’organisme. Il intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques et joue un rôle clé dans :
- la régulation de l’influx nerveux et de la contraction musculaire,
- la qualité du sommeil (cycles veille/sommeil),
- la stabilité émotionnelle et la résistance au stress,
- la production d’ATP (énergie cellulaire),
- la solidité osseuse (en synergie avec calcium et vitamine D),
- le métabolisme des sucres et la sensibilité à l’insuline.
👉 En périménopause, cette polyvalence devient essentielle… et les besoins augmentent.
Des apports souvent insuffisants, même avec une “bonne” alimentation
Selon les données de l’Autorité européenne de sécurité des aliments, les apports journaliers recommandés sont d’environ :
- 300 mg/jour pour les femmes
- 380 mg/jour pour les hommes
Pourtant, les apports réels observés sont très inférieurs :
➡️ environ 84 mg/jour chez les femmes, soit à peine un tiers des besoins.
Pourquoi un tel écart ?
Plusieurs facteurs se cumulent :
- Appauvrissement des sols agricoles, et donc des aliments en magnésium
- Alimentation moderne riche en produits ultra-transformés, pauvres en minéraux
- Consommation excessive de sucre, café, alcool → surconsommation et fuite du magnésium
- Acidité de terrain, qui “consomme” le magnésium comme tampon
- Besoins accrus liés au stress, à la charge émotionnelle, à l’activité physique
- Certains médicaments : anti-acides, diurétiques, pilule contraceptive
- Et bien sûr… la transition hormonale elle-même
👉 En périménopause, le corps “puise” progressivement dans ses réserves minérales, souvent sans signal biologique clair.
Symptômes fréquents d’un manque de magnésium en périménopause
Les signes sont rarement spectaculaires. Ils sont souvent diffus, fluctuants, et facilement attribués uniquement aux hormones.

Système nerveux & émotions
- Nervosité inhabituelle
- Irritabilité ou impatience accrue
- Hypersensibilité émotionnelle
- Difficulté à “débrancher” mentalement
- Sensation d’être constamment sous tension
Sommeil

- Difficultés d’endormissement
- Réveils nocturnes fréquents
- Sommeil léger ou non réparateur
- Fatigue au réveil malgré un temps de sommeil suffisant

Symptômes physiques
- Fatigue chronique
- Crampes (souvent nocturnes)
- Tensions musculaires
- Fourmillements, paupières qui sautent
- Palpitations bénignes liées au stress
👉 Ces symptômes ne sont pas spécifiques au magnésium et pris isolément, ils peuvent sembler anodins.
Mais leur association en périménopause est souvent un indice précieux, notamment de la carence en magnésium!
Alimentation : le premier levier pour soutenir ses apports en magnésium

Avant toute complémentation, l’alimentation reste la base.
Une alimentation variée, vivante et bien digérée peut déjà couvrir une part significative des besoins.
Top des aliments riches en magnésium
| Aliments | Magnésium (mg / 100 g) |
|---|---|
| Laitue de mer séchée Graines de courge | 2750 mg 535 mg |
| Noix du Brésil | 370 mg |
| Amandes | 270 mg |
| Chocolat noir ≥ 70 % | 200 mg |
| Flocons d’avoine | 140 mg |
| Quinoa | 64 mg |
| Épinards cuits | 90 mg |
| Tofu | 60 mg |
| Sardines à l’huile | 40 mg |
| Lentilles cuites | 36 mg |
| Banane | 35 mg |
| Avocat | 30 mg |

Eaux minérales intéressantes
- Hépar (~110–119 mg/L)
- Rozana (~160 mg/L)
- Contrex, Quézac, Badoit
💧 À condition qu’elles soient dynamisées, pour améliorer la biodisponibilité des minéraux — j’en parle dans mon article sur l’eau vivante structurée.
Aliments riches en magnésium : liste la plus exhaustive possible!
🌰 Oléagineux et graines

- Amandes
- Noix de cajou
- Noisettes
- Noix
- Noix du Brésil
- Pistaches
- Pignons de pin
- Graines de courge
- Graines de tournesol
- Graines de sésame
- Graines de chia
- Graines de lin
🌾 Céréales complètes et pseudo-céréales

- Riz complet
- Riz semi-complet
- Quinoa
- Sarrasin
- Millet
- Avoine
- Orge mondé
- Épeautre complet
- Seigle
- Pain au levain à base de farines complètes ou semi-complètes
🥬 Légumes (surtout verts)

- Épinards
- Blette
- Chou frisé (kale)
- Brocoli
- Haricots verts
- Petits pois
- Artichaut
- Avocat
🫘 Légumineuses

- Lentilles vertes, blondes ou corail
- Pois chiches
- Haricots rouges, noirs ou blancs
- Fèves
- Soja et produits fermentés (tempeh, miso)

🍫 Autres sources intéressantes
- Chocolat noir (minimum 70 % de cacao)
- Cacao cru
- Banane
- Figues sèches
- Dattes
- Algues (selon tolérance et origine)
Mieux assimiler le magnésium par l’alimentation
La teneur ne suffit pas : l’assimilation est clé.
✔️ Mastiquer réellement
✔️ Privilégier cuissons douces
✔️ Respecter sa tolérance digestive
✔️ Associer aux cofacteurs naturels (vitamine B6, taurine, vitamine D, Zinc)
✔️ Miser sur la régularité plutôt que les cures ponctuelles
Nous ne reproduirons jamais l’intelligence du vivant.
L’alimentation reste la meilleure source d’équilibre à long terme.
Quand l’alimentation ne suffit pas toujours à combler les besoins en magnésium
Même avec une bonne hygiène alimentaire, certaines situations augmentent les besoins :
- stress chronique
- fatigue installée
- troubles digestifs
- charge émotionnelle importante
- transition hormonale marquée

Dans ces cas-là, la complémentation peut devenir un soutien intelligent, à condition d’être :
- bien choisie
- bien dosée
- intégrée à une approche globale
🧠 Complémentation en magnésium : prévenir plutôt que réparer
En périménopause, la baisse progressive des œstrogènes modifie le métabolisme du magnésium.
Les réserves intracellulaires diminuent souvent sans apparaître sur les bilans sanguins classiques.
Résultat :
➡️ des symptômes bien réels,
➡️ mais des analyses “normales”.
C’est pourquoi une approche préventive, douce et progressive, est souvent pertinente.
🧬 Interactions physiologiques clés
- Régulation de l’axe du stress
- Production de GABA (neurotransmetteur calmant)
- Soutien du métabolisme énergétique
- Sensibilité à l’insuline
- Qualité du sommeil (mélatonine)
👉 En faisant des cures adaptées, on soutient aussi la prévention de la résistance à l’insuline, fréquente à cette période.
Alors même si l’alimentation reste la première étape pour couvrir nos besoins en magnésium, il existe des situations fréquentes en périménopause où la complémentation peut être envisagée de manière préventive et intelligente, avant même l’apparition de symptômes marqués.
Et lors de la transition hormonale elle-même, en particulier la baisse des œstrogènes, il y a modification du métabolisme et de l’homéostasie du magnésium, ce qui peut entraîner une diminution progressive des réserves minérales chez certaines femmes.
📉 Pourquoi la baisse hormonale “pompe” dans les réserves minérales
Des études suggèrent que les niveaux de magnésium tendent à diminuer au fil de la périménopause et de la ménopause, parallèlement à la baisse des œstrogènes. Cette relation hormonale influence potentiellement le métabolisme du magnésium, notamment sa distribution dans les tissus et son rôle dans des fonctions physiologiques essentielles (nerfs, muscles, métabolisme énergétique).
Cette observation est importante : l’organisme ne “voit” pas toujours ce désir d’équilibre se manifester dans un simple bilan sanguin, car le magnésium intracellulaire (qui représente la majeure partie du stock corporel) n’est pas reflété par le taux sérique classique. C’est pourquoi certaines femmes peuvent ressentir des symptômes de déficit sans que les tests standards ne les confirment.
🧬 Interactions physiologiques qui “exigent” plus de magnésium
En périménopause, plusieurs processus internes augmentent les besoins en magnésium :

- Adaptation au stress nerveux : D’après le journal des sciences médicales, le magnésium est un cofacteur essentiel dans la régulation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) et la production de neurotransmetteurs relaxants (comme le GABA).
- Métabolisme énergétique : il est impliqué dans plus de 300 réactions enzymatiques, y compris la production d’ATP, la « monnaie énergétique » de la cellule.
- Homéostasie hormonale : certaines études montrent une corrélation entre des niveaux plus faibles de magnésium et une augmentation de l’activité des hormones thyroïdiennes en périménopause, soulignant une interaction complexe entre minéraux et système endocrinien.
📊 Quand la supplémentation peut être envisagée préventivement
La supplémentation en magnésium n’est pas réservée aux cas de carence avérée. Elle peut être considérée dans les situations suivantes :
- Période de transition hormonale marquée
Quand les signes de changement (sommeil plus fragile, irritabilité, récupération difficile) apparaissent progressivement, même sans symptômes sévères. - Stress chronique ou surcharge physiologique
Stress émotionnel, fatigue accumulée, efforts physiques ou digestifs importants — ces facteurs augmentent les pertes de magnésium et peuvent dépasser ce que l’alimentation seule peut compenser. - Contexte de sommeil ou de récupération perturbés
Le magnésium joue un rôle dans la production de mélatonine, l’hormone du sommeil, et dans la modulation du rythme circadien. - Prévention d’effets secondaires liés à la transition
Certaines études, bien que limitées, montrent que la supplémentation peut atténuer des symptômes liés à la périménopause (par exemple anxiété, perturbations du sommeil ou bouffées de chaleur), ce qui justifie une approche préventive, surtout chez les personnes qui ont déjà tendance à manquer de magnésium dans leur alimentation.
🧪 Comment aborder une complémentation responsable
Si vous envisagez la supplémentation, quelques principes s’imposent :
- Choisir des formes bien tolérées digestivement
Des formes comme le citrate, le bisglycinate ou le glycinate sont souvent mieux assimilées et mieux tolérées que des formes oxydées. - Faites vous conseiller par un professionnel et soyez à l’écoute de votre corps
La supplémentation n’est pas un acte isolé : elle s’inscrit dans une dynamique globale d’hygiène de vie. - Intégrer la complémentation à une routine alimentaire et comportementale cohérente
Pour optimiser l’assimilation et diminuer les pertes (par exemple, ajuster la consommation de café, d’alcool ou de sel en excès).

🔍 Rappel important
La supplémentation ne doit jamais remplacer une alimentation riche et équilibrée : elle vient en soutien, surtout lorsque les besoins augmentent ou que l’alimentation ne suffit pas à couvrir les besoins accrus de la périménopause.
En résumé, envisager une supplémentation en magnésium de manière préventive et progressive, plutôt que seulement en réaction à des carences déclarées, peut être un choix judicieux pour accompagner plus sereinement la transition hormonale — à condition qu’elle soit intégrée à une approche globale, individualisée et bien guidée.
Conclusion
La périménopause est une période qui demande souvent plus de douceur, plus de nutriments, et plus d’écoute.
L’alimentation et le magnésium font partie de ces alliés discrets mais essentiels, capables de soutenir le système nerveux et d’améliorer la qualité de vie au quotidien.
Commencer par l’alimentation est une approche respectueuse du corps, progressive et durable.
La complémentation, lorsqu’elle est nécessaire, vient alors en soutien, dans une démarche consciente et individualisée.
A venir un prochain article sur l’équilibre alimentaire en périménopause, suivez moi sur les réseaux sociaux
Apprendre à reconnaître les signaux du corps, c’est déjà poser les bases d’une transition vécue avec plus de sérénité.
Et vous comment équilibrez vous votre assiette en ce moment?
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